| La plus ancienne machine à sous dont on a trace remonte à 350 ans avant JC. En introduisant une pièce, on faisait monter et descendre des billes étincelantes qui finissaient par disparaître dans différents trous pouvant être ouverts ou fermés par les joueurs. En fait, cette description ressemble étonnamment à celle du billard mécanique à paiement.
Cent cinquante ans plus tard un distributeur voit le jour sous la forme d’une étrange machine libérant de l’eau bénite par les prêtres du temple en quantité équivalente au poids de la pièce introduite. En Europe, on retrouve des jeux automatiques au Moyen Age. En France vers 1707, les chroniqueurs mentionnent l’existence d’un appareil vitré dans lequel, en échange d’une pièce, une figurine à l’image du roi se mettait à danser. Plus tard, sous le règne de Louis XVI, un exploitant avisé proposa un jeu qui connut un beau succès. Il s’agissait, à l’aide d’un poussoir, de libérer le couperet d’une guillotine qui tranchait alors la tête du roi. Selon le journal « Le jeu », cet amusement rapporta plus de 25 louis d’or par jour à son propriétaire. Jusqu’en 1880, on parle encore ça et là de jeux automatiques mais la présence d’un monnayeur n’est pas évidente. De 1890 à 1900 l’Angleterre et les Etats-Unis vont utiliser des trésors d’imagination pour tout équiper d’un monnayeur. Tout d’abord pour les friandises, journaux, cigarettes, … . Puis des jeux comme les appareils de force, horoscopes, jeux d’adresse et enfin les nouvelles inventions, vues stéréoscopiques, cinématographes, audition... Pour les machines à sous proprement dites la grande innovation sera introduite par G. SCHULTZE (USA) en 1892. Sa roulette sera la première machine de l’ère industrielle permettant de gagner plusieurs fois la mise. La deuxième grande invention viendra également des Etats-Unis “LA LIBERTY BELL”, sortie des ateliers de CHARLES FEY en 1905 qui va révolutionner le monde de l’automatique. C’est la première machine à sous à trois rouleaux et sa conception était tellement aboutie que son principe sera copié pendant plus de 70 ans, jusqu’à l’arrivée de l’électronique. En France quelques fabrications voient le jour avant 1900 mais c’est à partir de cette date que le développement sera fulgurant. Dès 1902 la loi française interdit les machines à sous qui paient en espèces, seuls seront autorisés les appareils gagnant des jetons de consommation de 2 ou 3 fois la mise. Les français devront donc adapter leurs jeux à cette obligation, d’où la naissance des nombreuses « murales à billes » et « roulettes » qui respecteront ce principe. En 1937 tous les jeux de hasard à paiement seront interdits.
Actuellement seuls les casinos bénéficient d’une tolérance pour l’exploitation des jackpots depuis 1987. |